Recherche de fuite par gaz traceur
Le gaz traceur à base d'azote hydrogéné est injecté dans la canalisation. En s'échappant par la fuite, il remonte à la surface où nos capteurs le détectent avec une précision millimétrique.
Principe du gaz traceur
Un mélange gazeux composé de 95% d'azote et 5% d'hydrogène (appelé forming gas ou gaz H5) est injecté sous pression dans la canalisation suspectée après l'avoir vidée et isolée. L'hydrogène, 14 fois plus léger que l'air, s'échappe par le moindre point de rupture et traverse tous les matériaux — béton armé, carrelage, terre compactée, asphalte — pour remonter inexorablement à la surface.
En surface, nos techniciens balayent la zone avec un détecteur d'hydrogène à semi-conducteur d'une sensibilité de l'ordre de la partie par million (ppm). Là où le capteur détecte une concentration anormale d'hydrogène, le point de fuite se trouve juste en dessous. Cette méthode est considérée comme la référence absolue pour les canalisations enterrées.
Le traçage de canalisation préalable par détection électromagnétique permet de connaître le tracé exact du réseau, ce qui concentre la recherche au gaz traceur sur le linéaire réel de la conduite.
Avantages du gaz traceur
- Précision millimétrique : localisation du point exact de fuite, même à plusieurs mètres de profondeur sous une dalle ou dans un jardin
- 100% non destructif : aucune tranchée, aucune démolition. Seul un point d'accès à la canalisation est nécessaire
- Traverse tous les matériaux : l'hydrogène passe à travers le béton, le carrelage, la terre, l'asphalte et même les membranes d'étanchéité
- Totalement inoffensif : le mélange azote-hydrogène est non toxique, non inflammable à 5% et sans danger pour l'environnement
- Détection en profondeur : efficace sur les canalisations enterrées jusqu'à 3 mètres sous la surface
- Rapide : le gaz remonte en quelques minutes, l'intervention complète dure généralement 2 à 4 heures
Applications du gaz traceur
- Canalisations d'alimentation enterrées : conduites d'eau froide ou chaude sous le jardin, l'allée ou la dalle du bâtiment
- Réseaux de chauffage encastrés : circuits de radiateurs noyés dans les murs ou les dalles
- Planchers chauffants : boucles de tubes PER ou cuivre encastrés dans la chape, où la caméra thermique détecte la zone humide et le gaz traceur localise le point exact
- Canalisations sous chape ou carrelage : conduites inaccessibles sans casse
- Réseaux extérieurs : adduction d'eau, piscine, arrosage automatique, réseau incendie
- Canalisations industrielles : circuits d'air comprimé, vapeur, fluides caloporteurs
Déroulement de l'intervention
- Isolement du réseau : fermeture des vannes, vidange de la canalisation et mise hors pression
- Injection du gaz : raccordement de la bouteille d'azote-hydrogène et mise en pression contrôlée du réseau
- Temps de diffusion : le gaz circule dans toute la canalisation et s'échappe par les points de fuite pendant 15 à 30 minutes
- Détection en surface : balayage méthodique avec le capteur d'hydrogène, relevé des concentrations point par point
- Marquage et rapport : marquage précis au sol du point de fuite, rapport d'intervention avec photos et recommandations de réparation
Gaz traceur et approche multi-techniques
Le gaz traceur s'inscrit dans une démarche de diagnostic par étapes. En amont, la caméra thermique peut identifier la zone humide en surface, et le traçage électromagnétique cartographie le parcours de la conduite. Le gaz traceur intervient ensuite pour localiser le point exact de rupture sur le linéaire identifié.
Pour les réseaux d'évacuation (sans pression), d'autres méthodes sont plus adaptées : le test à la fluorescéine, la rhodamine B ou le test au fumigène. L'écoute électro-acoustique constitue une alternative au gaz traceur pour les canalisations sous pression accessibles en surface, tandis que le gaz traceur excelle sur les réseaux profondément enfouis.